Le 15 septembre 2026, j’ai relié la Sardaigne à la Corse, puis la Corse à la Sardaigne, à la nage en solo. Un aller-retour entre l’Italie et la France, à travers les Bouches de Bonifacio : 11 heures de nage en eau libre et environ 30 kilomètres parcourus.
Au départ, il y a des mois de préparation et un objectif que je garde en tête depuis plusieurs années.
À l’arrivée, il y a eu une émotion indescriptible.
Entre les deux : La plus longue traversée en mer de ma vie. Et surtout, la plus difficile que j’aie jamais vécue : des courants, de la fatigue, des doutes, des douleurs, des hallucinations, des brûlures, des kilomètres interminables … et tous ces moments où le mental vous murmure que vous n’y arriverez pas !
5ème nageur au monde à compléter la traversée Sardaigne–Corse aller-retour à la nage en solo :
Seulement 4 nageurs avaient réussi cet exploit en solo avant moi :
- Thierry Corbalan (le « Dauphin Corse ») — 2010 : Il est le premier à avoir marqué l’histoire sur ce parcours spécifique. En octobre 2010, ce sportif hors norme, amputé des deux bras, mais équipé d’une monopalme, a bouclé l’aller-retour des Bouches de Bonifacio en environ 32 km.
- Daniel Douglas Di Pierro — 2017 : 32 km en environ 9 h 43. À l’époque, la presse spécialisée présente sa performance comme inédite.
- Giorgio Riva — 2021 : environ 30 km en 10 h 15.
- Riccardo Piccolo — 2025 : 34,4 km en 9 h 10 min. Présenté comme le « troisième homme au monde » à avoir réalisé cet aller-retour.
- Nicolas Felger — 2026 : environ 30 km en 11 h 00. L’organisateur Neda el Món mentionne sa traversée dans son compte rendu de l’édition 2026.
Voir le film de la traversée Sardaigne–Corse aller-retour
Un rêve d’aller-retour né après Gibraltar
En 2018, lors de ma traversée du détroit de Gibraltar pour relier symboliquement l’Europe à l’Afrique, j’avais voulu revenir à la nage. Mais les conditions météo et l’organisation technique ne m’avaient pas permis de le tenter.
Avec les années, cette frustration s’est transformée en un objectif concret. Pour la traversée entre la Sardaigne et la Corse, je m’étais donc fixé un objectif : rejoindre la France depuis l’Italie. Et, si les conditions le permettaient, tenter de revenir.
Ce projet se préparait bien avant le départ. Pendant des mois, je m’étais entraîné pour tenir de longues heures dans l’eau. Mais je savais aussi que la préparation ne me donnerait pas la maîtrise de tout ce qui allait se passer en mer.
Rejoindre la Corse, puis choisir de repartir
Le matin de la traversée, je rejoins le nord de la Sardaigne. Devant moi, la Corse et les heures de nage qui m’en séparent.
La première partie me conduit jusqu’aux côtes corses en 4h42. Au moment de toucher les rochers, je me sens encore bien. Le rêve du retour est toujours là.
Je décide de tenter la seconde traversée : repartir de la France vers l’Italie. Il reste à rejoindre la Sardaigne. Et ce retour va demander beaucoup plus que de reproduire l’aller.
Au retour, les courants changent la traversée
Les courants me déportent. Le parcours s’allonge. Lorsque j’ai déjà nagé environ 24 kilomètres, je comprends que ce sera plus long que prévu. Mais quand tu fais de l’aventure, tu ne peux pas tout maîtriser.
La difficulté devient aussi physique. Mes bras me font mal, la fatigue s’accumule et j’envisage presque d’abandonner. Mais l’engagement que j’ai pris est d’abord un engagement avec moi-même.
Je reviens à un objectif précis. Je réutilise les outils de focus et de motivation que j’ai acquis au fil des années et que je partage dans mes conférences. Dans ces moments-là, ils me servent à me recentrer sur ce que je suis en train de faire et pourquoi je le fais.
La motivation qui m’a permis de continuer
Cette traversée m’a fait ressentir très concrètement la différence entre les encouragements extérieurs et une motivation personnelle profonde.
Pour moi, celle-ci tenait à un rêve : réaliser cet aller-retour. J’avais choisi ce défi, je m’y étais préparé et je savais pourquoi il comptait.
J’ai aussi beaucoup pensé aux enfants, au monde dans lequel ils vont grandir et aux valeurs que je souhaite leur transmettre : la persévérance, la détermination, l’engagement et la résilience.
Quand la côte s’est enfin rapprochée, après 11 heures dans l’eau, j’ai compris que ce rêve était devenu réel. J’avais relié l’Italie et la France dans les deux sens, à la nage.

De cette aventure aux échanges avec les équipes
Cette traversée fait désormais partie de ma nouvelle conférence conférence « Osez l’impossible ».
Pas juste pour raconter un exploit. Mais pour aller bien au-delà !
Pour transformer cette aventure en miroir de ce que vivent les équipes au quotidien : les doutes, les difficultés, la peur de l’échec, la résistance au changement, les objectifs qui paraissent trop ambitieux… et surtout cette capacité que nous avons tous à aller chercher beaucoup plus loin que ce que nous croyons possible !
Vous souhaitez aborder ces sujets lors d’un séminaire ou d’un événement d’entreprise ? Découvrez ma conférence « Osez l’impossible ».
Une conférence inspirante et riche de sens, qui s’appuie sur mes 4 plus grands défis, avec 2 expériences collectives et 3 clés concrètes et actionnables par les collaborateurs sur le terrain.
Parce qu’en entreprise aussi, il y a des sommets à gravir, des caps à franchir, des limites à dépasser et des moments où il faut savoir continuer pour faire face à l’adversité.
Merci à toutes les personnes qui m’ont accompagné, soutenu et suivi pendant cette traversée.
